En viticulture, le cuivre est couramment utilisé comme fongicide pour lutter contre diverses maladies de la vigne, notamment le mildiou. C’est d’ailleurs le seul fongicide minéral autorisé utilisable en agriculture biologique pour lutter contre le mildiou et certaines maladies bactériennes. Son efficacité a été démontrée dès le XIXème siècle et a mené à la création de la Bouillie bordelaise. Cependant, son usage intensif soulève des préoccupations environnementales et sanitaires. Le cuivre s’accumule dans les sols, entraînant une toxicité pour la faune et la flore, et affectant la qualité du sol à long terme. Face à ces enjeux, la réglementation européenne a régulièrement évolué ces dernières années. En parallèle, la recherche et l’innovation se concentrent sur le développement d’alternatives durables et écologiques à ce fongicide.
Parmi ces alternatives, on trouve de nombreux produits naturels aux propriétés antifongiques ou visant à renforcer la résistance naturelle de la vigne. La mise en œuvre de méthodes physiques, l’intégration de variétés résistantes aux maladies ou l’adoption de pratiques agroécologiques contribuent également à réduire la dépendance au cuivre tout en maintenant une production viticole saine et productive. Enfin, bien que cela ne soit pas des alternatives à proprement dit, l’utilisation d’outils d’aide à la décision aide à positionner les traitements au bon moment et accompagne dans le choix de la quantité de cuivre métal à ajouter.
