En viticulture, le cuivre est couramment utilisé comme fongicide pour lutter contre diverses maladies de la vigne, notamment le mildiou. C’est d’ailleurs le seul fongicide minéral autorisé utilisable en agriculture biologique pour lutter contre le mildiou et certaines maladies bactériennes. Son efficacité a été démontrée dès le XIXème siècle et a mené à la création de la Bouillie bordelaise. Cependant, son usage intensif soulève des préoccupations environnementales et sanitaires. Le cuivre s’accumule dans les sols, entraînant une toxicité pour la faune et la flore, et affectant la qualité du sol à long terme. Face à ces enjeux, la réglementation européenne a régulièrement évolué ces dernières années. En parallèle, la recherche et l’innovation se concentrent sur le développement d’alternatives durables et écologiques à ce fongicide.

Parmi ces alternatives, on trouve de nombreux produits naturels aux propriétés antifongiques ou visant à renforcer la résistance naturelle de la vigne. La mise en œuvre de méthodes physiques, l’intégration de variétés résistantes aux maladies ou l’adoption de pratiques agroécologiques contribuent également à réduire la dépendance au cuivre tout en maintenant une production viticole saine et productive. Enfin, bien que cela ne soit pas des alternatives à proprement dit, l’utilisation d’outils d’aide à la décision aide à positionner les traitements au bon moment et accompagne dans le choix de la quantité de cuivre métal à ajouter.

Afin de rendre accessibles à la profession viticole les leviers testés pour réduire l’usage du cuivre et mettre en avant les solutions existantes, l’Acta, la Chambre d’Agriculture de la Gironde et l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) ont compilé les résultats de vingt ans de recherche et recensé de nombreux travaux menés en France sur ce sujet. Ce travail s’est inscrit dans le cadre de la feuille de route « cuivre », notamment dans son axe 2 qui vise à « diffuser et encourager les bonnes pratiques et le recours aux alternatives du cuivre qui sont déjà disponibles ».

La synthèse de ces travaux a donné naissance au Centre de ressources cuivre : plateforme internet regroupant des fiches présentant les principales solutions techniques évaluées dans le cadre de ces essais. Ces fiches sont regroupées en 7 familles : les huiles essentielles, les substances végétales, les sucres, les substances minérales, les stimulateurs de défenses de la plante, les outils d’aide à la décision (OAD) et les variétés résistantes. Chaque fiche apporte des informations sur le statut réglementaire de la solution présentée, ses conditions d’utilisation et son niveau d’efficacité. Un recensement des essais sur des alternatives au cuivre se fait annuellement afin d’étudier si de nouveaux résultats pourraient venir alimenter les fiches et apporter de nouvelles informations.

Le centre de ressources cuivre n’aborde que peu la notion de mildiou et détaille peu le fonctionnement du cuivre. De plus, dans la feuille de route cuivre, il était aussi attendu de réfléchir à la formation des personnes pouvant être utilisatrices.

C’est pourquoi ce centre de ressources a été complété par CopperSchool. Ce support d’information présente les dernières connaissances techniques, scientifiques et réglementaires sur le mildiou, le cuivre et ses alternatives. Il permet ainsi de mettre en perspective l’intérêt des solutions alternatives et donc d’en optimiser les usages. CopperSchool peut être consulté sur le site EcophytoPIC au même titre que le centre de ressources.

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