La présence de plantes adventices dans la parcelle cultivée (enherbement) peut causer divers problèmes. Elles rivalisent avec les plantes cultivées pour la lumière, l’eau et les nutriments, ce qui peut réduire le rendement des cultures. Elles peuvent également provoquer des pertes de qualité, par exemple quand leurs graines sont collectées en même temps que la culture.

Elles peuvent aussi abriter des insectes nuisibles et des maladies, augmentant ainsi les risques pour les plantes cultivées. Cependant, elles représentent simultanément un réservoir de biodiversité, qui peut participer à l’alimentation des pollinisateurs, par exemple.

Pour contrôler ces plantes adventices, les agriculteurs utilisent principalement des herbicides. Cependant, l’usage répété de ces produits chimiques peut conduire certaines plantes à développer une résistance, rendant ces herbicides moins voire non efficaces. En outre, l’utilisation de certaines substances actives risque d’être interdite règlementairement. A cela s’ajoutent des préoccupations environnementales – comme la contamination des sols et des eaux – et sanitaires.

Toutes ces raisons amènent à réfléchir à l’usage d’alternatives. Celles-ci sont des combinaisons de pratiques à effet partiel, qui se raisonnent à l’échelle du système (notamment pour gérer au cours du temps les graines qui retournent au sol).

Alternatives aux herbicides

Les agriculteurs peuvent adopter des méthodes de gestion durable de l’enherbement : la rotation des cultures pour perturber le cycle de vie des plantes adventices, l’utilisation de cultures de couverture pour les étouffer, le paillage pour bloquer la lumière, ou encore le désherbage mécanique.

Le rôle de la Cellule RIT est d’identifier et diffuser les techniques et les connaissances scientifiques disponibles sur la gestion de l’enherbement et les alternatives aux herbicides (dont le glyphosate). C’est dans cette optique qu’a été créé en 2019 le Centre de ressources glyphosate, hébergé sur le portail EcophytoPIC.

Les recherches se poursuivent aujourd’hui à travers le PARSADA (Plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait des substances actives et le développement d’alternatives), lancé officiellement en 2024. Ce dispositif innovant et unique en Europe, axe majeur du plan Ecophyto 2030, a pour objectif de prévenir les impasses techniques causées par le potentiel retrait de certaines substances actives en agriculture. Il soutient, avec des moyens inédits, des projets de recherche, de développement et de déploiement de solutions répondant à ces situations.